08 avril 2009
Pâques chez les Celtes
Pourquoi illustre-t-on les fêtes de Pâques avec des lapins, des oeufs...?
En avril, les Celtes honorent l'arbre de vie, la sève revenante.
"Dans les pays celtiques, la fête ecclésiastique de Pâques, est depuis longtemps la façon officielle d'accueillir l'esprit de renouveau, à travers la résurrection du Christ. Mais son nom (Easter, Pâques) vient de la déesse anglo-saxonne du printemps, Eastre (ou Eostre), dont l'animal sacré était le lièvre, origine du lapin de Pâques.
Les oeufs ont toujours symbolisé le mystère et la merveille de la naissance. Ils jouaient un rôle dans les fêtes du printemps en Chine, Egypte, Grèce et Perse, bien avant que les chrétiens ne les considèrent comme des emblèmes de résurrection.
En Ecosse, les oeufs de Pâques étaient appelés oeufs de "paix" (peace) ou de "pas" (pace) du mot hébreu pessah (pascha), qui signifie "passage" et c'était une nourriture interdite pendant tout le Carême dans les régions catholiques.
Quand le temps venait de la fête de Pâques on accueillait avec enthousiasme leur retour:
"Quand Noël (Yule) vient, l'ennui vient,
Pieds froids, jambes froides;
Quand Pâques (Pasch) vient, la grâce vient,
Beurre, lait et oeufs."
-Vieille Chanson Ecossaise-
Durant la semaine de Pâques, en Irlande et en Ecosse, les filles et les garçons, ramassaient tous les oeufs qui leur tombaient sous la main, et les cachaient dans le chaume de la maison, ou un trou dans le sol, ou encore une fente dans le tas de tourbe. Le jour de Pâques, ils les emportaient en un endroit secret, dans les bois, faisaient un feu, et préparaient un festin d'oeufs frits, qu'ils mangeaient avec délectation avec des cuillers faites de rameaux de frêne ou de chêne."
On pouvait rendre des oeufs de Pâques plus festifs en les décorant et les colorant de teintures naturelles de plantes ou de légumes:
Avant de teindre vos oeufs, utilisez des bâtons de cire pour les décorer en y dessinant des symboles: spirales, triskels, cercles concentriques, fleurs etc...
Une fois teint, et votre oeuf sec, utilisez une huile végétale et un tissu doux pour le polir.
Teintures:
Les Peaux d'oignons donnent du Jaune vif: au bout de 10 minutes, les oeufs seront jaunes vifs, à brun roux et plus vous les laisserez, plus la couleur sera sombre.
Les myrtilles ou cassis donnent un ton Lavande pâle: faites bouillir les oeufs dans de la gelée de baies pendant 1/2h. Laissez les oeufs dans les myrtilles toute la nuit pour obtenir une teinte plus sombre.
Les framboises donnent un Rose pâle: même méthode que pour les myrtilles
Le chou rouge donne un bleu pâle: Faites bouillir le chou, enlevez les feuilles. Faites refroidir. Faites bouillir les oeufs à part. Mettez les oeufs dans l'eau froide de cuisson du chou toute la nuit au réfrigérateur.
(sources: "Vivre la tradition celtique" - Mara Freeman)
02 février 2009
...2 Février....
Ce jour marque plusieurs fêtes traditionnelles européennes et nord-américaines (amenées par les colons d'Irlande et d'Ecosse)....
Les Celtes fêtent Imbloc
Les Européens chrétiens fêtent la Chandeleur
Les Américains fêtent la Marmotte
Imbolc :
La fête de la Déesse Mère Bride. Le jour de Bride est le 1er février, l'une des 4 grandes fêtes qui sont les portes des saisons de l'année. dans l'ancienne Irlande, sa fête était appelée Imbolc ou Oimelc, un nom qui se réfère probablement au premier lait de l'année, quand les brebis allaitent leurs agneaux, annonçant le retour de la vie. A une époque plus tardive, on l'appelera le jour de Brigit, mais dans le calendrier chrétien cette fête fût remplacée par la Chandeleur.
Qui était Brigit? On peut dire qu'elle est la Grand-Mère des Celtes, déesse mère dont l'intérêt principal est le bien-être de l'Irlande. La tradition populaire dit que Brigit étendit son manteau sur son pays bien-aimé et en fit ainsi l'Ile d'Emeraude. Elle est décrite comme étant l'une des Tuàtha Dé Danann, le fille du Dagda et censée être la mère des 3 dieux de Danu. Ceci reflète la tradition ancienne "matrifocale" à prépondérance féminine. Brigit est une triple déesse de la poésie, de la guérison et de la forge qui sont des arts magiques de la transformation. Elle est également déesse de la teinture, du tissage et du brassage ainsi que gardienne d'animaux de ferme, surtout des vaches (productrice de lait).
En Ecosse Sainte Bride règne sur le feu, sur l'art et la beauté. Comme elle présidait à la naissance du printemps, les légendes disent qu'elle était la sage-femme qui aida à la niassance du Christ
Imbolc est donc la fête célébrant la prochaine sortie de l'hiver et le recommencement de la vie...elle célèbre la lumière, la fertilité, la naissance mais aussi le retour à l'abondance.
La tradition voulait que les filles du village faisaient une poupée avec une gerbe de blé, qu'elles promenaient dans le village de porte en porte. Tous ceux que visitait la poupée devaient rendre hmmage à Bride en offrant un cadeau tel qu'un cristal, une fleur, et les mères donnaient des bannocks (pain).
La Chandeleur est liée à la lumière.
Mais aussi à la purification, la fécondité, la prospérité,
toujours très proches dans les croyances et les traditions.
Fête de tradition catholique, la Chandeleur célèbre originellement la présentation de l'enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance.
C'est en mémoire de cet événement, qu'à partir de 492 fut organisée une
procession annuelle, au cours de laquelle étaient allumés des cierges
bénis. La fête de la Chandeleur tire d'ailleurs son nom du latin festa candelarum (fête des chandelles).
C'est lors de l'une de ces processions qu'est né le traditionnel partage des crêpes chaque 2 février.
Afin d'encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu'à
Rome pour fêter la Chandeleur, le pape Gélase 1er leur distribua des
crêpes (de crispus, ondulé en latin), appelées "oublies" en ce temps, donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée.
Dans le monde paysan, le 2 février symbolise également la sortie de l'hiver et le retour au travail agricole.
Les chandelles bénies étaient donc conservées par les paysans
superstitieux qui les rallumaient dans le but de protéger les futures
récoltes. Avec le temps, les crêpes devinrent également un témoignage
d'allégeance des fermiers envers leurs seigneurs, qui s'en voyaient
offrir chaque année.
Comme
c'est le cas pour bon nombre de fêtes, il règne autour de la Chandeleur
une atmosphère de superstition encore présente aujourd'hui. Nombreux
sont ceux qui continuent à faire sauter leur première crêpe de la main
droite, un Louis d'or dans la main gauche. D'autres encore jetaient cette première crêpe par dessus l'armoire, toujours par superstition...
A
noter que s'il est d'usage de manger des crêpes le 2 février, certaines
régions du sud de la France fêtent la Chandeleur en dégustant des beignets.
Le Jour de la Marmotte, a pour origine l'ancienne fête de Brigit. Si c'est une belle matinée et que la marmotte voit son ombre, cela signifie qu'il y aura encore six semaines d'hiver. La coutume vient directement d'Europe, et d'Ecosse en particulier, où un couplet traditionnel avertit: " Si la Chandeleur est claire, il y aura dans l'année deux hivers"
Il est généralement admis que février annonce l'époque où le règne animal commence à sortir de son sommeil hivernal...
Pour bon nombre de Nord-Américains, le 2 février est le « jour de la marmotte ». On croit que la marmotte se réveille chaque année le 2 février et se montre à l'entrée de son terrier.
Si un beau soleil projette son ombre sur le sol,
la marmotte rentre au terrier où elle se rendort pour six semaines encore.
Si le temps est couvert, la marmotte restera éveillée,
son instinct l'avertissant que le printemps sera doux et précoce.
Mes recettes de Galettes de Sarrazin pour célébrer Imbolc et la Chandeleur....
Galettes à la ciboulette:
pour 4 personnes
Ingrédients:
Pâte à galettes:
Farine de sarrazin
Eau Chaude
Une pincée de sel
Un oeuf
Une cuillère à soupe d'huile
Garniture pour chaque galette:
1 oeuf battu
une petite cuiller de ciboulette, fraîche de préférence.
Une petite cuiller de crème fraîche
gruyère râpé
sel
poivre
Préparer la pâte à galette:
Dans
une jarre, verser environ 250 grs de farine. Délayer avec un fouet dans
de l'eau chaude (250 ml environ), battre rapidement la pâte pour éviter
les grumeaux jusqu'à obtenir une pâte onctueuse ni trop liquide ni trop
épaisse....Incorporer l'oeuf, le sel et l'huile et battre à nouveau
environ 5 minutes pour bien oxygéner. Laisser reposer 1/2 h.
Quant la pâte est reposée:
Faire chauffée votre tuile ou votre poêle à crêpe jusqu'à ce qu'elle soit TRES chaude en l'ayant huilée auparavant.
Couler
une louche de pâte dans la poêle en la répartissant sur toute la
surface. Laisser cuire environ 3 minutes pois la retourner. Pendant la
cuisson de la première face, préparer la garniture:
Battre l'oeuf dans un bol, y ajouter tous les autres ingrédients.
Une fois votre galette retournée, mettre la garniture au centre et laisser cuire jusqu'à la bonne cuisson de l'oeuf battu.
Plier la galette en deux et servez chaud en la surmontant d'une noisette de beurre salé.
Dégustez avec une bolée de cidre, une chope de cervoise ou un verre d'hypocras!
Galette au chocolat noir
pour 4 personnes
Ingrédients:
Pâte à galettes:
Farine de sarrazin
Eau Chaude
Une pincée de sel
Un oeuf
Une cuillère à soupe d'huile
Garniture:
une tablette de chocolat noir à cuire
un bon morceau de beurre SALE
sucre vanillé
2 cuillers à soupe de crème fraiche
Préparer des galettes pas trop épaisses, sans trop les cuire.
Préparer la garniture:
Faire fondre le chocolat dans une casserole avec un peu d'eau et le beurre
Une fois fondu, y incorporer le sucre vanillé et la crème fraîche
Bien mélanger
Faire
chauffer une galette et y répandre le mélange de chocolat....ajouter
selon les goûts des amandes effilées ou des écorces d'orange confites
coupées en menus morceaux.
Quant la galette est chaude, la plier en deux et la servir chaude avec ...la noix de beurre salé sur le dessus...
Dégustez avec .....ce que vous voulez!
02 janvier 2009
HOGMANAY
Bliadhna Mhath Ur dhuit!
(Bonne Année en gaélique écossais)
Dans la plus grande partie des Iles Britanniques et de l'Irlande, le 1er janvier n'était que la dernière partie des célébrations du milieu de l'hiver, parce que jusqu'en 1751, la date de la nouvelle année était le 25 mars, près de l'équinoxe de printemps. Mais en Ecosse, le premier jour de janvier était, et est encore, une fête très importante,et pour de bonnes raisons. A l'époque de la Réforme, l'Eglise presbytérienne d'Ecosse bannit les festivités de la période de Noël, parce qu'elles avanient un trop fort relent de paganisme et de papisme. Au fil des siècles, les anciens rituels et coutumes furent reportés au 1er janvier, appelé Hogmanay.
Hogmanay signifie à la fois la célébration de la Nouvelle Année et le cadeau donné à ce moment. On ne connait pas l'origine exacte de ce mot mais il semblerait qu'il vienne du franco-normand hoguimané, venant à son tour du français médiéval aguillaneuf ( au gui l'an neuf), qui peut se référer au cadeau de Nouvel An. Il se peut que ce mot vienne aussi du celtique oge maidne (nouveau matin)
Dans certaines régions du Pays de Galles, les enfants allaient de maison en maison, chantant, apportant une pomme ou une orange garnie d'avoine et de raisins secs, et décorée de noix et de feuilles persistantes (comme le houx), comme symbole de prospérité. En retour on leur faisait présent de nourriture ou d'argent.
Quelque soit l'origine de Hogmanay, c'était le moment de pardonner et d'oublier les vieilles dettes et rancunes, de mettre un terme aux querelles entre parents et amis. Il fallait dissoudre les anciens échecs dans le passé, tandis que les portes nouvelles ouvraient des perspectives d'espoir en l'avenir.
Le Jour de l'An était considéré comme un modèle pour l'année à venir, car tout ce qui arriverait ce jour là se reflèterait dans les mois à venir. Aussi mangeait-on des repas somptueux pour faire en sorte qu'il y ait une abondance de nourriture durant l'année, et on se remplissait les poches de monnaie pour inviter la richesse.
Par dessus tout, il était important que la première personne à entrer dans la maison le Jour de l'An apporte une bonne influence. Au lieu de laisser ce soin au hasard on choisissait un beau jeune homme ou une belle jeune fille pour franchir le premier le seuil parès minuit. Le "premier-pied" devait être sain et aimable, et de bonne famille. Les grands-parents appréciaient particulièrement la visite de leurs petits-enfants en cette occasion.
En tant qu'ambassadeurs de l'année à venir, les premières personnes qui franchissaient le seuil apportainet des cadeaux: whisky, oranges, sablés, pains d'orge, sel et, la plus important, un morceau de combustible pour le foyer. Il pouvait s'agir de tourbe, d'une petite bûche, ou d'un morceau de charbon, qu'on apportait dans une solennité rituelle et en silence, et que l'on plaçait sur la foyer pour le brûler. Parfois, on mettait aussi une branche de plante persistante, ou un brin de gui sacré au-dessus du feu, pour symboliser l'esprit de croissance. Puis on se penchait pour raviver le feu, jusqu'à ce qu'on obtienne une flamme grondante; on se tournait vers l'assistance, et on souhaitait à tous un Nouvel An joyeux et prospère, tandis que les acclamations fusaient.

30 décembre 2008
YULE
C'est le nom germanique et nordique donné à la célébration du Solstice d'hiver
Voilà ce que nous dit Otto Freiher von Reinsberg-Düringsfeld, “Aberglaube-Sitten-Feste Germanischer Völker, das festliche Jahr”, Reprint-Verlag-Leipzig (reprint of the original 1898).Traduit de l’ allemand par Yves Kodratoff.
« Quand le début de l’année se tenait au 25 décembre, la nuit des Mères des Anglo-Saxons, les prédécesseurs des anglais d’aujourd’hui, dans lequel , d’après l’ancienne interprétation, le soleil devrait reprendre sa course… La nuit de Mères, ou nuit de la Mi-hiver, et la nuit du Tournant du Soleil ou nuit de la Mi-été …
Les anciennes principales fêtes prenaient surtout place aux deux solstices et aux deux équinoxes. La plus significative de toutes était celle de Jul ou Jöl, la fête du solstice d’hiver. C’était pour ainsi dire la fête de la naissance du soleil, dont le symbole est la roue, (Vieux Norois : hiol, jol) et commençait la nuit du 25 décembre, la sainte Nuit des Mères ou «
Weih » (consacrée, sainte), ceci pour 12 jours jusqu’au saint Jour de Lumière, ou Jour Principal. On se souvient encore du nom « Les Douze » ou les Douze Nuits, qui désignait les jours du 25 décembre au 6 janvier, une période sacrée. Pendant ce temps, toute querelle et toute arme étaient laissées de côté, aucun travail ne devait être entrepris et les Dieux tenaient leur cortège festif.
Pendant 12 jours, une ambiance de fête régnait dans les maisons et les rues, et chaque invité était le bienvenu. Dans le foyer brûlait le bûche de Noël que chacun pouvait aller chercher dans les bois sans être puni comme un voleur de bois, et dans la salle décorée en vert résonnaient pendant les fêtes des chants glorifiant le soleil enfant. On s’amusait à toute sorte de jeux et de devinettes, et on prenait du porc comme met de fête, le verrat étant consacré à Fro. Les gens croyaient que les Dieux quittaient leur demeure dans la nuit pour descendre sur terre, et alors l’influence divine se manifestait dans toute la nature.
Toutes les créatures fêtaient avec gratitude le train des Dieux, toute eau était sacrée ou bien changée en vin, et tout recevait la consécration divine. On puisait aux saintes sources au milieu de la nuit l’eau nommée «Wy » afin de la conserver pour un usage consacré, et pour en asperger les habitations, on sortait au dehors le fourrage afin de le bénir. On ramassait des plantes rendues sacrées par le passage des Dieux, pour les donner au bétail. On secouait les arbres pour les sortir de leur sommeil et, ainsi éveillés, pour ainsi dire afin d’accueillir la Divinité, afin qu’ils ne restent pas secs et stériles au moment de la fructification. («au moment de la distribution de la providence des fruits »). On cherchait ainsi à s’allier les Dieux par des dons et apaiser leur colère par des feux brûlant en leur honneur, et en tenant de grands repas sacrificiels. »« (Les Mères) arrivent chez nous la veille de Yule et se réunissent en une joyeuse fête, un sumbel, Pertho ou Peorth (nom d’une des runes germaniques), avec les femmes sages du lieu qu’elles visitent. Le lendemain, elles sont rejointes par leurs conjoints et commencent les douze jours de Yule, les douze jours d’ivresse mystique et de tempête physique pendant lesquels vie et mort se confondent. »
Le solstice d’hiver a toujours été une période de naissance des grands prophètes ou personnages religieux (Mithra est né lors du solstice d’Hiver bien avant le chritianisme, Jésus a changé de date de naissance plusieurs fois etc.).
Le folklore nous est resté par l’épicéa (arbre qui ne perd pas ses feuilles), les boules de noël (anciennement des pommes, du blé étaient accrochées aux branches). On accrochait aussi les branches de gui et de houx pour honorer ce qui ne meurt pas en hiver.
Les civilisations proto-celtes (antérieures aux celtes), donnent à cette période une grande importance, que l’on peut voir grâce à l’alignement des pierres de certains mégalithes (Newgrange par exemple et Stonehenge) lors du lever du soleil, le jour du solstice...
Dans la mythologie scandinave, Yule est le moment de l'année où Heimdallr (de son trône situé au Pôle Nord) accompagné des Aesirs (l' Ansuzgardaraiwo) revient visiter ses enfants, les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux parmi ses enfants qui ont bien agit durant l'année. Ils laissent ainsi un présent dans la chaussette de ceux-ci. Ceux ayant mal agi voyaient à l'aube leur chaussette emplie de cendres. Yule est évidemment aussi une fête où les gens de leur côté, et les dieux du leur, se rencontrent pour partager un repas bien arrosé, raconter, festoyer et chanter.

Heimdallr
(gravure Islande XVIIIè siècle)
29 décembre 2008
Nollaig Chridheil dhuibh !!!
Joyeux Noël en gaélique écossais
En Ecosse, la fête était particulièrement vivante et joyeuse. Sous l'influence des colonies scandinaves, elle a gardé son nom de Yule dans de nombreuses régions, tandis que les Douze Jours étaient appelés affectueusement "jours cinglés". Mais au XVIè siècle, les réjouissances furent mouchées par les chandelles. Le festin (feasting) céda la place au jeûne (fasting), quand l'Eglise Ecossaise Réformée (Kirk, Eglise presbytérienne) nouvellement établie, dénonça Yule, comme une abominable pratique papiste. Les leaders puritains allèrent jusqu'à poursuivre des citoyens pour "péchés" aussi graves que "jouer, danser et chanter d'abominables chants le jour de Noël".
Seuls des Highlands et les îles catholiques continuèrent les anciennes traditions, tandis que dans le reste de l'Ecosse, le besoin psychololique d'une fête au milieu de l'hiver fut satisfait par le transfert des festivités de la Nouvelle Année.
Vers 1800, l'Eglise avait relâché son emprise sur l'Ecosse, et les vieilles célébrations furent restaurées, mais le coeur des célébrations du solstice d'hiver fut dès lors la fête du Nouvel An, de Hogmanay.

Fils de l'Aube
Dans les Hébrides, une troupe appelée les gillean Nollaig, ou garçons de Noël, allaient de maison en maison, habillés de robes blanches et portant de hautes coiffures blanches. Ils soulevaient le fils le plus jeune de la maisonnée, et s'il n'y en avait pas, ils faisaient un "bébé" avec un drap ou une couverture, et le berçaient. C'était le Cristean, ou Petit Christ. Le bébé était placé sur un peau d'agneau et porté trois fois autour du feu, dans le sens des aiguilles d'une montre, par le chef de la troupe, tandis qu'on rendait hommage au bébé, et qu'on chantait pour lui.
Fils de l'aube, Fils des nuages,
fils de la planète, Fils de l'étoile,
(Refrain)
Hey le Cadeau, ho le Cadeau,
Hey le cadeau pour le vivant.
Fils de la pluie, Fils de la rosée,
Fils du firmament, Fils du ciel,
(refrain)
Fils de la flamme, Fils de la lumière,
Fils de la sphère, Fils du globe,
(refrain)
Fils des éléments, Fils des cieux,
Fils de la lune, Fils du soleil,
(refrain)
Fils de Marie de l'esprit de Dieu,
Et le Fils de Dieu premier de tous les nouveaux,
(refrain)
- Carmina Gadelica -
Prochain volet: Yule, Noël scandinave et germanique
27 décembre 2008
Nollaig Shona !!!
Joyeux Noël en gaélique irlandais
En Irlande, les fêtes duraient de Nollag Mor , le Grand Noël le 25 décembre, à Nollag Beag, le Petit Noël, le 6 janvier.
C'était la fête la plus importante de l'année, une période consacrée à la contemplation du mystère spécial de l'amour humain et divin. Les gens étaient plus que d'ordinaire dévoués et généreux envers les autres. On croyait communément que les portes du ciel étaient ouvertes à ce moment, et que quiconque mouraient au cours des Douze Jours allait droit au Paradis.
Les préparations pour la saison commençaient plusieurs semaines à l'avance, quand les campagnards se rassemblaient dans le Margadh Mor, ou Grand Marché, pour "amener chez soi le Noël". Ils apportaient du beurre, des oeufs, des poules, des oies, des dindons et des légumes à vendre et revenaient chez eux chargés de viande, de thé, de tabac, de whisky, de vin et de bière, de fruits secs, d'épices, de sucre pour les puddings de Noël, de jouets et de douceurs pour les enfants, de vêtements nouveaux et d'ustensiles domestiques.
Chacun faisait des cadeaux, une coutume qui a une racine dans la vieille loi. Les boutiquiers offraient des colis de Noël, de cakes et de boissons, à leurs clients (colis dont la taille dépendait du volume des affaires réalisées en cours d'année). Les familles de fermiers donnaient du lard, des poules, des eoufs et des pommes de terre à des amis et des parents dans les villes; en retour ils recevaient des fournitures que l'on trouve en ville, et des pièces de monnaie pour les enfants. Les fermiers propères faisaient des dons généreux à leurs ouvriers, et aux voisins pauvres: de la viande fraîche pour leur dîner de Noël, et parfois une bûche de Noël à brûler.
Mais le plus grand cadeau, c'était d'avoir à nouveau toute sa famille sous son toit. Les fils et les filles qui travaillaient dans les villes éloignées quittaient tôt leur travail à la veille de Noël, pour revenir chez eux avant la tombée de la nuit.
A partir du XVIII è siècle, ceux qui vivaient de l'autre côté de l'océan faisaient en sorte d'y être en esprit. Maintes familles pauvres attendaient la "lettre américaine", et la somme substancielle qu'on était à peu près sûr de trouver enveloppée dedans, n'était pas pour peu dans cette attente. Et en retour la maîtresse de maison n'oubliait pas d'envoyer des cartes de voeux, contenant toutes les nouvelles de l'année pour "ceux qui sont loin", fournissant peut-être le seul lien avec le foyer.

Prochain volet : l'Ecosse
26 décembre 2008
Noël Celtique
Deuxième volet de notre ballade dans les fêtes du solstice d'hiver....
Au VIIè siècle, la traditionnelle fête païenne de 12 jours fut déclarée saison sacrée par l'Eglise, et elle devint les Douze Jours de Noël, dont les sommets sont le 25 décembre, le 1er janvier et le 6 janvier.
Au cours de cette période, l'Eglise interdisait tout travail ou activité publique, à l'exception du travail des cuisiniers, boulangers, ou autres professons contribuant aux plaisirs de la fête.
12 journées de festins, d'amusement, de concours sportifs, de chant, de danse, et toute sorte d'anarchie joyeuse et de "désordre", se déroulaient sur le seuil magique faisant passer de l'an vieux à l'an neuf.
Une partie des divertissements appartenaient sans doute à Samhain (31 octobre), la période originale du Nouvel An celtique; ils furent transférés à la fête chrétienne dans une période ultérieure.
Déchargés de leur labeur quotidien, des petis groupes se formaient, qui faisaient le tour de la communauté, offrant des divertissements en échange de nourriture et de boisson.
Des chanteurs appelés "waits" chantaient des chants de Noël traditionnels (carols), a capella ou accompagnés de harpes, de violons et de cornemuses.
Mimes et travestis apparaissaient partout, vêtus de costumes colorés (peaux d'animaux, masques et cloches) et égayaient l'hiver des scènes qu'ils interprétaient dans toute la communauté.
Souvent le thème central de ces scènes était la mort et la résurrection de l'un des personnages, reflétant le drame de l'année mourante cédant la place à l'an nouveau...

Prochain volet: Origine de Noël en Irlande
25 décembre 2008
Nadolig Llawen !!!
Joyeux Noël en gallois.
Un peu d'histoire, de traditions et de découverte...ça vous dit ?
Je vous propose dans les jours qui viennent de vous emmener dans certaines traditions celtes et européennes
D'où vient Noël?
(sources de ces articles: Wikipédia, Mara Freeman et diverses sources internet )
Le solstice d'hiver est le moment où la lumière sort des ténèbres hivernales. Chaque année le, ou vers le, 21 décembre, le soleil semble se tenir immobile, ou se lève et se couche au même endroit pendant quelques jours. C'est le moment de la nuit la plus longue. Puis , imperceptiblement d'abord, le soleil commence son long voyage vers le Sud.
Les rituels pour accueillir le soleil datent de l'aube de la civilisation, quand les communautés se rassemblaient pour célébrer la vie avec des festins, de la musique, des danses, du théâtre, et, par dessus-tout, le lumière, le Feu.
Dans le Nord et l'Est de l'Europe en particulier, les rites teutons,
germains et celtes, organisaient, dans la joie, des fêtes pour le
soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie,
symboles de chaleur et de prospérité.
Aujourd'hui nous tendons à penser que Noël est un jour unique, ou comme un week-end, mais la plupart des cultures suspendaient les activités ordinaires, et célébraient pendant au moins 12 jours.
Dans la Rome antique, le solstice d'hiver était accueilli avec une fête joyeuse et informelle appelée Saturnales, du 19 au 26 décembre, elles étaient une période
de réjouissance où l'on s'offrait déjà des cadeaux et où on honorait
des dieux.
Mais en l'an 708 de Rome (vers moins 50 av. JC), un
certain Jules César qui aurait bien voulu se faire roi et dominer Rome,
voulut modifier le calendrier lunaire du roi Numa pour le mettre en
accord avec le cours du soleil. Il créa le calendrier julien, base de
notre calendrier actuel. Le jour le plus court fut situé erronément le
25 décembre.
Le mithraïsme (culte de Mithra, dieu du Soleil), d´origine persane, fut importé à Rome
en 68 av.J-C, par des légionnaires. Cette religion respectait les
dimanche comme jours sacrés et célébrait la naissance de Mithra le 25 décembre, " Dies Natalis Solis Invicti ".
L´empereur
Commode (161-192) se fit initier aux mystères de Mithra...Plus tard, en
274, l'empereur Aurélien, conquérant en Orient, fut le premier empereur
qui se soit fait diviniser de son vivant, voulant renforcer ainsi son
pouvoir politique et spirituel sur les multiples diversités et
sensibilités de son empire. Il imposa le culte du Soleil Invaincu comme
religion d´état lors de la célébration du 25 décembre où on célébrait la Naissance de "Sol Invictus".
La nature exacte des célébrations celtiques anciennes n'est pas connue parce que , au VIè siècle, l'Eglise de Rome superposa à la vieille fête de la naissance du Soleil, la fête de la naissance du Fils.
La date de naissance véritable du Christ n'a jamais été fixée. Certains textes historiques, et dans la mesure où l´on peut s´y fier,
amènent à penser que Jésus est né un jour d'hiver, dans l'hémisphère
occidental, après le recensement de Quirinus. " Achélaus régnait depuis
peu en Judée ", ce qui permet de placer la naissance de Jésus entre 7
et 4 avant l'an 1. Selon d´autres sources, Jésus serait né au
printemps.
Lorsque, bien plus tard, l'empereur Constantin
(306-334) instaurera le christianisme comme religion officielle de
l'empire, les théologiens fixent tout "naturellement" la fête de la
naissance de Jésus "Soleil de Justice" le 25 décembre, fête de l'empire
qui déjà reprenait la tradition solaire.
La première célébration
connue de cette naissance date de 330, mais la première indication
écrite de la célébration le 25 décembre se trouve dans une
chronographie de 354 seulement.
L´ère chrétienne ou ère de la
Nativité a été inventée en 532 par Denys le Petit (ou le Scythe), qui
plaçait la naissance du Christ le 25 décembre de l´année 754 de l´ère
de la fondation de Rome. Denys en fit l´an 1 de l´ère nouvelle (il n´y
a pas d´année zéro de l´ère chrétienne, comme d´ailleurs d´aucune autre
ère).
C'est ainsi qu'après maints débats, l'ancienne fête du milieu de l'hiver fut choisie, parce qu'on avait coutume de célébrer la naissance d'un dieu ou d'un héros solaire à ce moment de l'année. Les Pères de l'Eglise durent rappeler continuellement aux croyants qu'ils étaient censés célébrer la naissance du Christ, et non pas du Soleil.
Car bien que cette fête ait eu un nouveau nom, un grand nombres de coutumes continuèrent d'être observées, comme elles l'avaient été durant des milliers d'années et pour la même raison: bannir l'obscurité et acceuillir le retour de la lumière...
Pendant ce temps , chez les Gaulois:
Conquise de 59 à 51 av. JC, la Gaule voit ses structures sociales
détruites par la romanisation qui lui apporte paix et sécurité face aux
invasions germaines tout en limitant la liberté politique. La forte
organisation religieuse des Celtes basée sur le rôle des druides sera
également ébranlée, ce qui permettra, parallèlement à la romanisation,
une christianisation assez aisée dès la fin du 1er siècle.
Il y
aura d´abord l´introduction en Europe, par les légions romaines, du
culte de Mithra, et qui préfigure le pré-christianisme des premiers
siècles. Il y a d´ailleurs des ressemblances entre les deux cultes,
ainsi, les premiers " martyrs " en Gaule sont souvent d´abord des
légionnaires avant d´être transformés en " saints " ; quelques
sanctuaires découverts en Europe du Nord en témoignent.
Puis il y
aura l´arianisme, également importé de Rome et d´Orient par les légions
romaines. Arius était fondateur d´une des premières églises d´Orient.
Mais l´arianisme se trouva ensuite condamné comme hérétique par le
catholicisme romain selon les aléas du pouvoir impérial à Rome et
Constantinople.
Quoiqu´il en fut, fixée le 25 décembre par Rome,
la fête de Noël sera confrontée à la fête du solstice d'hiver vécue le
21 décembre par la population locale. La fête païenne sera, de gré ou de
force, graduellement interdite, et tout aussi graduellement, les rites,
habitudes et légendes du solstice vont se déplacer vers le 25 décembre
imposé par le dogme.
En fait, ce n'est que tout récemment, vers
1800-1850, que la fête chrétienne s'est réellement popularisée ici et
dans le monde, suivant les conquérants, les missionnaires ou les
émigrants européens.
En dehors de la messe commémorant la
naissance de Jésus, pratiquement tous les détails de cette fête
rappellent le solstice ou sont des éléments non-chrétiens d'origine que l'on retrouve dans les contes et légendes populaires de l'Europe
occidentale.

Les symboles et rites de Noël:
Le repas de Noël était de tradition solsticiale chez les Teutons.
La bûche : C'est un rappel de la bûche qui brûlait pendant la veillée et dont on recueillait les cendres car elles avaient des propriétés merveilleuses.
Le sapin : Arbre toujours vert aux "feuilles" persistantes, typique de nos régions, il était depuis longtemps un signe de vie éternelle et de victoire sur les ténèbres.La tradition 1'avait déjà fixe en 800, même si la première description ne date que de 1521.
Les cadeaux : La coutume de s´offrir des cadeaux vient des Saturnales romaines.
Le Père Noël :Personnage d'invention anglo-saxone au XIX è siècle, on trouve la première mention du « père Noël » en français en 1855. Une de ses premières représentations date de 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Weekly. À l'origine le personnage est habillé soit en vert soit en rouge au gré de la fantaisie des illustrateurs.
S'il est inspiré du Saint Nicolas chrétien, notamment par ses habits, on peut aussi l'assimiler à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver, jul , en norvégien, (ou « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d'hiver) et aidait aux travaux de la ferme.
Les illuminations de Noël : il s'agit bien là d'apporter la lumière au milieu de l'obscurité de l'hiver et ainsi célébrer le retour du soleil
La rose de Noël : L´hellébore noire est cette plante dont les feuilles refuges flamboyantes rappellent le feu et la légende des plantes et buissons qui se mettaient à fleurir quand "renaît" le soleil.
D'autres éléments magiques proviennent des anciens récits populaires où l'heure de minuit, heure des miracles, transforme tout événement insignifiant en quelque chose de particulier : l'eau des puits se change en vin, les cloches souterraines se mettent à sonner, les abeilles vocalisent dans les ruches et les brebis s´agenouillent, les chevaux et les vaches parlent ensemble.

Demain...les traditions celtiques de Noël...
22 septembre 2008
Equinoxe d'Automne...Fête de Mabon
C'est l'Automne marquée par la seconde équinoxe de l'année....aujourd'hui les celtisants fêtent Mabon...qui est le nom du Dieu de la
fertilité dans la tradition Galloise, sa signification : « grand fils de
Gallois, »C'est la fête des pommes, du vin , du
raisin (c'est la saison), du gibier.
L’obscurité rattrape la
lumière, c’est le symbole de l’équilibre, Mabon est le deuxième jour de l’année
où le jour et la nuit sont à part égale (le premier étant celui de l'équinoxe de printemps). C’est un temps pour ralentir le pas de
nos vies et pour se détendre et identifier nos propres moissons personnelles
pendant l'année qui s’est écoulée. C'est également un temps pour apprécier le
lien que nous avons avec ceux autour de nous. Puis, on entre dans les jours sombres de l'année...comme le soleil, la Nature décline.
C’est un temps où
l’on engrange pour la saison froide toutes les vivres, c’est le moment des
dernières récoltes. Il ne doit pas y avoir de nostalgie, car c’est la promesse
d’un renouveau au bout de la nuit dont témoignent ces derniers jours de
chaleurs et d’été avant l’automne. C'est la fin d'un cycle, que l'on doit mettre en arrière de nous, pour se préparer à entrer dans la phase de latence qu’est l’hiver.
La table de cette fête est largement garnie de gibiers, de vin, de raisins et de céréales sous forme de pain, d'épis de maïs mais aussi de pommes déclinées sous toutes ses formes
C'est la raison pour laquelle j'ai préparé mon Hypocras voilà presque deux semaines et que je cuis mon pain de Mabon.
Je vais profiter de pouvoir encore faire des grillades pour servir du saumon...pour le dessert?...un gâteau aux pommes...
Bon Automne....!

07 septembre 2008
Calendrier Celte
Comme tout le monde, l'année des celtes est marquée par des moments de fêtes et de célébration qui rythment les saisons.
Les celtes vivaient en harmonie avec la Nature, déesse Mère comme dans beaucoup de cultures dites primitives. C'est elle qui donnait le tempo des travaux quotidiens, c'est elle qui donnait le menu des repas, c'est elle qui inspirait la spiritualité.
Les célébrations sont au nombre de 8.
Quatre majeures :
- Samhain: Nuit du 31 octobre
- Imbolc: 2 février
- Beltaine: 1er mai
- Lughsanadh: du 1er au 15 août
Et quatre mineures:
- Yule: solstice d'hiver 21 décembre, célébré dans la nuit du 24 au 25
- Ostara: équinoxe de printemps 21 mars
- Litha: solstice d'été 21 juin
- Mabon: équinoxe d'automne 21 ou 23 septembre

Comme on peut l'observer, chacune de ces fêtes a été substituée par des fêtes chrétiennes lors de l'évangélisation massive au IVème et Vème siècle...
L'année Celtique commence avec la fête de Samhain...nous entrerons dans l'année 4582 le 1er novembre prochain.
La prochaine fête que nous célébrerons sera celle de Mabon pour l'équinoxe d'automne....
C'est au rythme de ces fêtes et des saisons que je viendrai vous parler de ma celtitude.....













